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  • Chungking Express (Wong Kar-wai, 1994)

    On m’avait vendu In the Mood for Love du même réalisateur comme un classique inégalé du cinéma, un prodige de lumière, de costumes et de regards amoureux sur une bande-son cultissime. Et tout était vrai, mais honnêtement, je me suis bien ennuyé à revivre en boucle ces rendez-vous nocturnes de voisins volages. J’attendais donc un…

  • Sinners (Ryan Coogler, 2025)

    J’ai souvent eu l’impression de distinguer trois périodes majeures dans le cinéma afro-américain. La première correspond aux années 70, période qui voit émerger le terme blaxploitation, avec une revalorisation du héros noir, digne et fier de son identité, malgré un environnement hostile. Un héros très funky, incarné dans des films emblématiques comme la trilogie Shaft…

  • Moi, Capitaine (Matteo Garrone, 2023)

    Plus jeune, j’étais fatigué par le cinéma italien moderne : trop social, toujours pauvre et épuisé, à l’image du pays qu’il représentait, loin de la grandeur d’un Fellini, d’un Antonioni ou d’autres réalisateurs italiens de l’âge d’or. Après avoir vu La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino, je suis toutefois revenu sur mes positions et me…

  • Good Fortune (Aziz Ansari, 2025)

    C’est fou comme ces extraits de films de dix secondes, sans trop d’informations, sur Instagram ou YouTube, sont devenus des moyens de promotion efficaces pour les sorties. C’est comme ça que je me fais avoir pour tous les films avec peu de budget promo, et ça marche. Good Fortune est une douce comédie sur la…

  • Oxana (Charlène Favier, 2024)

    Il m’a toujours été difficile d’aborder le sujet des Femen. Étant un jeune homme blanc d’Europe de l’Ouest, j’ai souvent eu l’impression que chacune de mes critiques pouvait être apparentée à celles des grands détracteurs de ce mouvement et, plus largement, de la cause féministe. Étant pudique et parfois un peu puritain, j’ai pu, en…

  • Vie Privée (Rebecca Zlotowsky, 2025)

    C’était pas foufou hein. Sympa, rigolo parfois, plutôt sobre et élégant dans la lumière et la photo mais pas tant plus. On s’attend parfois à ce que certains sujets abordés soient plus déroulés, les traumas des uns ou la résolution de l’intrigue par un autre, mais non. C’est léger, mais ça suffit pas. Pendant tout…

  • Rengaine (Rachid Djaïdani, 2011)

    Quand j’ai vu le DVD de Rengaine dans les bacs d’un disquaire, je n’ai pas hésité. Je l’avais vu en 2011 lors de sa sortie. Tout jeune cinéphile adepte de rap et d’expérimentations malgré mon amour pour le cinéma classique, j’avais adoré. C’était un film tourné avec la même fougue que mes premiers courts métrages…

  • Avatar, de feu et de cendres (James Cameron, 2025)

    « C’est affreusement creux, c’est une prouesse cinématographique, mais c’est d’un creux. » Voilà ce que j’ai entendu en sortant de la salle, venant d’un spectateur. 3 h 20 de film et seulement 11 mots pour juger l’un des plus grands spectacles de notre décennie. Une critique binaire qui se veut intellectuelle. Mais qu’a fait…

  • La petite cuisine de Medhi (Amine Adjina, 2025)

    J’ai pas grand chose à raconter sur ce film.  Le film se résume à « j’ai du mal à trouver un équilibre entre mes origines et ma vie, donc j’me fous dans la merde, mais vous inquiétez pas regardez ce truc qui concilie les deux et règle tout, allez bisous ». Une blanquette de veau à l’oranaise…

  • Sur un fil (Reda Kateb, 2025)

    J’y suis un peu allé à reculons, connaissant de plus ou moins loin le milieu, c’est assez facile de tomber dans le pathos, et pourtant je reconnais en Reda Kateb une réelle sensibilité et j’attendais donc de lui un regard pertinent. Au final, on assiste à un Klapisch toledano-nakachien, c’est sympa , mais on sent…