Singe Studio

J'ai coupé Insta, bienvenue dans ma tête. Petit recueil de pensées sur le cinéma, la musique, la culture et l'actu !

Sur un fil (Reda Kateb, 2025)

J’y suis un peu allé à reculons, connaissant de plus ou moins loin le milieu, c’est assez facile de tomber dans le pathos, et pourtant je reconnais en Reda Kateb une réel sensibilité et j’attendais donc de lui un regard pertinent.

Au final, on assiste à un Klapisch toledano-nakachien, c’est sympa , mais on sent qu’on est parti chercher un sujet de niche qui fait rire ou qui émeut facilement. Des enfants malades, des combats d’adultes pour les faire sourire, une construction narrative simple pour un résultat simple.

Un innocent personnage se prend au jeu d’une cause difficile, il crée un lien et fera tout pour le sauver, quitte à bousculer l’ordre établi. J’ai déjà vu ça quelque part. Un paquet de fois même.

La vraie réussite du film vient principalement de la justesse de certains acteurs, le personnage de Phillipe Rebbot est plutôt pertinent dans ses angoisses et son engagement, Sara Giraudeau est toujours efficace dans ses moues d’infirmière esseulée et amusée de la présence des clowns, mais la palme revient vraiment au personnage d’ Elsa Wolliaston. Je ne connaissais pas du tout cette actrice, ni son parcours de chorégraphe, mais on sent dans son personnage une réelle force silencieuse. Le mutisme des personnages joue souvent en leur faveur mais là je trouve ça particulièrement pertinent.

Au final, Reda Kateb nous offre une œuvre plutôt simple mais qui n’est qu’un début je l’espère dans la suite de sa carrière de réalisateur, la scène de la fusillade étant si finement amenée et interprétée qu’on lui pardonne la maladresse de ses débuts !

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