Hier soir ça allait pas fort et j’étais bien malade, alors je me suis maté un feel good movie sur prescription.
Petite anecdote j’ai croisé Ben Stiller à l’arrêt de métro Jean Jaurès de Toulouse et personne ne veut me croire. Il était avec deux gardes du corps, 4 attachés de presse ou assistant et il faisait des repérages pour un futur film. Face à des stars comme ça, tu les regardes en les laissant passer, donc j’ai pas de photos.
J’avais déjà vu ce film en partie et j’étais complètement passé à côté parce que j’étais un peu jeune, et il faut ressentir la frustration de l’incapacité à pouvoir expérimenter pleinement la vie pour pouvoir apprécier le film et le dépassement auquel s’astreint le personnage.
Je l’ai donc revu et j’ai beaucoup plus accroché, faut dire que Ben Stiller est un excellent acteur malgré le fait qu’il peut paraître un peu trop comédie, et pour autant il arrive toujours à dégager un espèce de truc efficace entre le penaud et le lucide.
J’avais vu un paquet de comédies avec lui mais très peu de drames. On sentait par contre dans Tonnerres sous les tropiques qu’il a réalisé, qu’il avait compris les codes du genre.
Faut dire que c’est un super bon réalisateur, le montage ou du moins les plans de transition sont très finement amenés. Toute la partie un peu citadine/entreprise est toujours un peu oppressante, les niveaux de l’entreprises définissent bien le statut social, chacun sa case, chacun son niveau de loose.
L’imaginaire de Walter permet justement de s’échapper de tout ça et on retrouve tout son génie comique et sa palette de genre.
Ce qui m’a vraiment étonné c’est la nature, l’aventure, le curieux, très loin du clean de Manhattan, la loose du lointain. D’un coup on se retrouve dans des bars miteux, à faire un pas en plus, à croire que ça vaut le coup de se perdre un peu plus, à se faire confiance, et à découvrir, rencontrer, vivre.
Un petit air de lâcher prise comme Into the Wild de Sean Penn, ou Land de Robin Wright, mais sans la mélancolie et la fuite, et ça c’est la grand différence. C’est une aventure, pas un exil.
Je m’attendais à beaucoup plus de la part de Sean Penn qui est en fait super attendu durant le film et qui en fait n’est qu’un fantôme, une panthère des neiges. Ayant vu Une bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson ainsi que le très bon documentaire sur sa carrière (Sean Penn, l’enfant terrible de l’Amerique de France Swimberge), j’en espérais vraiment plus de sa part mais c’est pas le sujet du film et il sert vraiment le propos de « tu as déjà en toi ce que tu cherches mais il aura fallu venir ici pour le savoir ». Vraiment un champion ce Sean.
Bref, c’était vraiment plaisant, léger, divers en styles, et bien joué, pour ma part j’y reviendrai pas mais je le recommanderai à d’autres !

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